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Le blog d'un grincheux grave - 5 new articles




Les affaires reprennent

DE : CLAUDE LUÇON
Pas un mot depuis le 8 Septembre !
Notre Grincheux est gravement en panne d'idée !

RÉPONSE de GG
A vous Claude et à quelques autres amis. J'ai eu en effet un passage à vide comme il m'en arrive rarement pour ce blog (record précédent : une semaine en mai 2007), en réalité comme jamais depuis ses débuts en mai 2005. J'ai l'impression que la répétition incessante d'actualités identiques (actes terroristes contre des Européens, décisions de justice aberrantes, contre-vérités obscènes, tentatives de manipulation des esprits, veulerie de la presse, soumission galopante à l'islam...) et de déclarations politiques plus stupides et vaines les unes que les autres m'ont découragé de continuer à commenter et me mettre en colère. Macron nous sort une connerie, Mélenchon réplique du tac au tac par une autre connerie, les mensonges et les inepties fusent de toutes parts.. et moi, et vous, nous sommes au milieu de ce feu nourri, impuissants et désespérés. Tel était mon état d'esprit pendant les trois semaines écoulées. Dénoncer la montée de l'islamisme et alerter sur les dangers  (vitaux) qui guettent notre civilisation ? Je le fais ici depuis mai 2005, pour rien, si ce n'est le soulagement d'avoir déversé ma bile. C'est dérisoire. Mais salutaire. Aussi me voici de retour.

Notez cependant que je n'ai pas cessé d'être actif sur TWITTER :

 

Le MP3 de la semaine 38 (Ein Heller und ein Batzen)

Macron sur CNN-La démocratie ce n'est pas la rue-19.09.2017

 

"On a appris que la démocratie, ça ne serait pas la rue ! Monsieur le président, il vous reste à consulter l'histoire de France pour apprendre que c'est la rue qui a abattu les rois, c'est la rue qui a abattu les nazis, c'est la rue qui a protégé la République contre les généraux félons en 1962, c'est la rue qui a obtenu la reconnaissance du droit de créer des sections syndicales, qui a obtenu la quatrième semaine de congés payés et 30%  d'augmentation du smic en 1968, c'est la rue qui a fait  reculer la Loi Devaquet sur la sélection à l'université, c'est la rue qui a abattu le Plan Juppé, c'est la rue qui a abattu en 1998 l'accord multilatéral sur les investissements qu'on nous a ramené aujourd'hui par la fenêtre, c'est la rue en 2006 qui a obtenu le retrait du CPE, c'est la rue qui a obtenu le droit au logement opposable grâce à la mobilisation des associations, c'est la rue en 2008 qui a obtenu le retrait du Plan Darcos sur la réforme des lycées, c'est la rue qui a obtenu, suite à la grève générale dans les Antilles, la surcompensation de 200 euros sur les bas salaires, et ainsi de suite... c'est la rue, toujours, qui porte les aspirations du peuple français lorsqu'il ne peut les faire entendre autrement. La démocratie c'est un tout, dans lequel il y a le fonctionnement des institutions, mais aussi la démocratie comme elle s'entend quand nous nous rassemblons comme nous le faisons, pacifiquement, tranquillement, pour affirmer nos droits."

Jean-Luc Mélenchon, Paris, Place de la République, samedi 23 septembre 2017

Mélenchon-c'est la rue-23.09.2017

Et d'ailleurs, on trouve les sépultures de tous ces manifestants de rue un peu partout en Europe lorsque (comme en France en septembre 2017) il était devenu impossible d'exprimer son mécontentement du régime en place par la voie des urnes : par exemple, 800 000 manifestants russes (chiffre de la CGT confirmé par la police) qui voulaient demander aux nazis de bien vouloir se retirer de leur ville sans faire d'histoires ont été abattus par les nazis à Stalingrad. Autre exemple : dans un cimetière de Colleville-sur-Mer, sur la côte normande, reposent 14 000 manifestants ayant eu l'étrange idée de défiler à 6 heures du matin avec leurs pancartes sous le nez des nazis sur la plage de la commune, alors qu'ils auraient pu le faire tout aussi bien dans le calme à Omaha (Nebraska). Ce ne sont que des incidents puisque, nous le savons désormais, en fin de compte la tactique de la manif de rue a mis les nazis à genoux le 8 mais 1945.

ATTENDEZ : Ne cliquez pas encore sur le titre musical qui vient ci-après !

Si vous cliquez tout de suite sur l'icône de lecture de cet air très connu, il est à craindre que vous irez en courant vous réfugier aux abris, ou que vous fuirez par la porte de derrière munis de vos faux papiers (Papier, Bitte !) pour rejoindre vos camarades du maquis avant la visite domiciliaire de la gestapo, ou que vous avalerez vite fait le message codé destiné au colonel Roll-Tanguy. Si vous commettez ce geste irréfléchi, vous n'aurez plus jamais aucune chance de comprendre enfin (1), 72 ans après la signature de la capitulation sans condition de l'Allemagne, que ce chant traditionnel allemand n'a rien d'un appel nazi à l'extermination des non-Aryens. Au contraire, il aurait plutôt des allures franchement bucoliques : "dehors sur la lande, l'oiseau chante librement."

Ein Heller und ein Batzen, die waren beide mein, ja, mein.
Der Heller ward zu Wasser, der Batzen ward zu Wein, Ja Wein,

Refrain: Heidi, heido, heida, heidi, heido, heida,

Die Wirtsleut´ und die Mädel, die rufen beid:"0,weh , o, weh !"
Die Wirtsleut´ wenn ich komme, die Mädel, wenn ich geh', ja, geh'.
Mein Strümpf´ die sind zerrissen, mein Stiefel sind entzwei, entzwei
und draußen auf der Heide, da singt der Vogel frei.
Und gäb´s kein Landstraß´ nirgends, so blieb ich still zuhaus
und gäb´s kein Loch im Fasse, so tränk ich gar nicht draus
Das war ´ne rechte Freude, als mich der Herrgott schuf ?
´nen Kerl wie Samt und Seide, nur schade, daß er suff.

            Texte : Albert Graf von Schlippenbach (1830) - Melodie : Volksweise

TRADUCTION
1. Un sou et un écu qui étaient miens tous deux, oui miens,
le sou était pour l'eau et l'écu pour le vin, oui le vin,
le sou était pour l'eau et l'écu pour le vin.

Refrain: Heidi, heido, heida, heidi, heido, heida,

2. Les aubergistes et les servantes disent tous deux : "O malheur !"
les aubergistes quand j'arrive et les servantes quand je m'en vais.
3. Mes bas sont déchirés, mes bottes sont ouvertes
et, dehors sur la lande, l'oiseau chante librement.
4. Et s'il n'y avait de route nulle part, je resterais tranquillement
à la maison et s'il n'y avait pas de trou dans le tonneau, je n'y boirais pas.
5. C'était une grande joie lorsque le seigneur dieu l'a créé
un gars en velours et soie, dommage seulement qu'il buvait

Ein Heller und ein Batzen - Stabsmusikkorps der Bundeswehr mit Soldatenchor

(1) Sauf si vous étiez déjà visiteur de ce blog en 2009, puisque ce chant fut le MP3 de la semaine le 9 mai de cette année-là.

 

Son nom est Personne, comme le chien du président

SOURCE : VALEURS ACTUELLES -- L'hebdomadaire Marianne dévoile une information plutôt gênante pour Pascale Fontenel-Personne, députée En Marche de la Sarthe.

Députée oui, mais également... présidente d'une entreprise de voyages touristiques.

Surprise révélée par Marianne :

Sur le site de l'agence de voyage, sont proposées des visites de l'Assemblée nationale - en présence de la députée - facturées... 119 euros !

“La députée Pascale Fontenel-Personne, élue dans la 3e circonscription de la Sarthe, a trouvé le moyen de concilier son job de parlementaire avec son activité de cheffe d'une PME. Cette femme de 55 ans dirige avec son mari, Dominique Personne, une société qui organise des excursions touristiques pour les seniors : Access Tour Le Mans.

Et elle a justement trouvé le moyen de faire de son mandat… un argument touristique (...) Dans la brochure de fin d'année 2017, qui liste les sorties à la journée organisées à Paris et alentour par Access Tour, on trouve Montmartre, le marché de Rungis, le Louvre, le château de Versailles... mais aussi l'Assemblée nationale. Deux visites y sont prévues d'ici à la fin de l'année, le jeudi 12 octobre et le lundi 4 décembre" explique l'hebdomadaire dans son enquête.

Même si les parlementaires ont le droit d'accueillir des groupes de visite, tout ceci est très codifié. Il est bien spécifié dans le code de déontologie de l'Assemblée nationale que ces visites doivent être gratuites !-- SOURCE : VALEURS ACTUELLES

Manon Bouquin-08.09.2017

En bas à droite : Pascale Fontenel-Personne, élue En Marche dans la 3e circonscription de la Sarthe

 

La suppression intégrale de Pierre Bergé vient d'avoir lieu

Pierre Bergé - 08.09.2017

Mort de Pierre Bergé-08.09.2017

On regrettera la disparition de Bergé pour la pertinence de ses déclarations, toujours formulées dans un esprit de bienveillance et de tolérance exemplaire faisant honneur à la Gauche, dont il était l'un des porte-drapeau :

« Si une bombe explose sur les Champs à cause de la Manif Pour Tous c’est pas moi qui vais pleurer ».(16/03/2013)

« Il n’y a que la France et la Corée du Nord pour faire des défilés militaires ! »

« Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle différence ? » (16/12/2012)

« Je suis contre la célébration du 11 novembre »

« J’aimais ce mélange de beurs, de juifs, d’Arabes, de métis et d’indistincts comme moi. (…) J’ai parfois même regretté d’être à ce point franco-français et de n’avoir pu trouver chez mes ancêtres la moindre origine étrangère »

A l'annonce de la mort de Pierre Bergé, l’Élysée a publié un communiqué laconique de cinq mots :

"Yes la meuf est dead"

 

Education nationale : une machine à broyer

Education nationale une machine à broyer-LIVRE

LU DANS " LA VOIX DU NORD" (Aire-sur-la-Lys est une commune de 10 000 habitant située dans le Pas-de-Calais). Extraits :
QUESTION : Vous dressez un tableau très noir.
« Oui c’est noir. Tout ce qui tourne autour de mon métier est une forme de souffrance, et je ne suis pas la seule à le ressentir. Des collègues me disent qu’ils sont passés par là. »
QUESTION : Quel est le point le plus grave ?
« La maîtrise du français. J’aide des élèves en maths qui n’ont pas compris une consigne, le vocabulaire. On fait le constat qu’ils réussissent de moins en moins. Ce n’est pas la faute des professeurs mais de l’institution. Mes enfants âgés de 10 ans savent peut-être plus de choses que moi à leur âge mais c’est du saupoudrage. Je parle de construction des phrases à mes élèves latinistes, certains ne savent pas différencier les attributs du sujet du COD. On nous répond que ce n’est pas l’essentiel, l’important est qu’ils sachent écrire, penser, parler spontanément. Mais si on ne maîtrise pas l’outil, on ne peut pas s’en servir. »
QUESTION : Vous appelez à résister.
« J’essaye d’apporter le maximum à mes élèves. Je ne me résigne pas, je suis en résistance depuis longtemps, en secret. Je fais des évaluations de vocabulaire, j’impose aux élèves l’apprentissage par cœur. Je leur dis que c’est en faisant des efforts qu’on réussit, en s’entraînant comme pour leurs sports. Alors qu’en formation, on nous dit de faire du ludique ; que le par cœur, les tables de multiplication, la conjugaison, ne servent à rien ! Je persiste : mon apprentissage n’est pas ludique car je ne suis pas animatrice de centre aéré, et je dis cela en ayant beaucoup de respect pour cette profession. »
QUESTION : Quelles solutions ? Vous proposez un Grenelle de l’éducation.
« Je n’ai pas les solutions. Ce sont des experts qui n’ont pas ou peu enseigné qui parlent de notre métier. Mais quand fera-t-on confiance aux professeurs, les premiers concernés ? »

Julie Daniel, éditrice aux Éditions du Rocher : « J’étais intéressée par le recul d’Isabelle sur l’Éducation nationale, elle a fait beaucoup de recherches sur le sujet, poursuit son éditrice. C’est un coup de gueule, sa plume est assez acide. Elle fait un constat terrible sur la régression de l’Éducation nationale. Cela touchera tous ceux qui ont des enfants. »
Le livre est sorti le 23 août (Éditions du Rocher, 18,90 €, 223 p.).

Je viens de voir l'auteur interrogée à la télévision. Elle constate avec tristesse que beaucoup d'élèves arrivent en 6e sans maîtriser la langue (française !) donc sont parfois incapables de comprendre ce qui leur est demandé. J'ai à mon tour une QUESTION : Pourquoi peut-on entrer en 6e sans maîtriser la langue française ? Puis une autre QUESTION pour enchaîner logiquement : Pourquoi donne-t-on le baccalauréat à des lycéens qui ne savent pas écrire correctement en français ? Il y aurait une ultime suite logique avec cette QUESTION : Pourquoi certaines entreprises sont-elles désormais (c'est nouveau) obligées de faire donner des cours de rédaction en français à des ingénieurs et cadres ayant décroché le bac puis un diplôme universitaire ?

Qui sont les responsables de la dégradation de notre système éducatif ? Ces malfaisants méritent d'être tous cités, montrés du doigt, et pourquoi pas conspués, car la catastrophique Belkacem, malgré ses immenses talents pour la destruction, n'a pas pu à elle seule causer en si peu de temps des dégâts aussi considérables. Voici les coupables des 40 dernières années :

René Haby
Christian Beullac
Alain Savary
Jean-Pierre Chevènement
René Monory
Lionel Jospin
Jack Lang
François Bayrou
Claude Allègre
Luc Ferry
François Fillon
Gilles de Robien
Xavier Darcos
Luc Chatel
Vincent Peillon
Benoît Hamon
Najat Vallaud-Belkacem

Toujours au sujet de l'Education, voici quelques extraits d'une chronique de Jacques Julliard parue dans LE FIGARO le 4 septembre :

Il n'y a pas que les Français pour être rebelles à toute idée de réforme, comme vient de l'affirmer un Emmanuel Macron au bord de l'exaspération. Leur École aussi, malgré les projets qui se succèdent depuis cinquante ans à la cadence des rames de métro vers 18 heures. Pourquoi ? Parce qu'il existe, au chapitre de cette École, deux projets concurrents qui se sont révélés, à l'usage, incompatibles. Le premier est d'en faire un instrument de diffusion du savoir et de la culture. On a cru longtemps qu'il ne saurait y en avoir d'autre. Erreur ! Depuis un bon demi-siècle existe en effet un autre projet qui consiste à faire de l'École un instrument de réduction des inégalités sociales. Appelons le premier « le projet Jules Ferry » ; c'est celui de la IIIe République. Et appelons le second « le projet Bourdieu-Meirieu » ; c'est le projet de la sociologie critique et des pédagogistes professionnels. Depuis 1981, jusqu'au mois de mai dernier, c'est le modèle Bourdieu-Meirieu qui l'a emporté au sommet de l'État, et notamment dans le camp retranché de la Rue de Grenelle, où les ministres passent mais où les docteurs du crétinisme égalitaire sont inamovibles.

(...) Au départ, la volonté délibérée de donner le baccalauréat à quiconque s'y présente. Luc Ferry prétend même que pour s'y faire coller, il faut en faire la demande écrite… Or le baccalauréat, on l'oublie trop, est le premier diplôme de l'enseignement supérieur. Sa fonction de sélection minimale - à tout le moins d'orientation - ayant disparu, il en est résulté un gigantesque embouteillage à l'entrée des universités. Dans certaines options, on en est à éconduire des mentions « très bien » au bac ! Conséquence : on a recours, sous prétexte de ne pas sélectionner, au tirage au sort ! On a honte pour l'Université. Mais cette bouffonnerie a au moins le mérite de démontrer que le refus de toute sélection par le savoir a pour conséquence inéluctable la négation du savoir lui-même. Et le triomphe de l'obscurantisme ! Connaissez-vous d'autre lieu, en France ou dans le monde, des États-Unis à la Corée du Nord, où l'on sélectionne les aptitudes et les compétences par tirage au sort ?

(...) Si encore les résultats en matière d'égalité compensaient l'abandon par l'École de son ambition scientifique ! Ce n'est pas le cas : non seulement la France est un pays en voie de déculturation lente, comme en témoignent les résultats cumulés des enquêtes Pisa et du classement de Shanghaï des établissements d'enseignement supérieur, mais elle demeure l'une des nations d'Europe où les inégalités constatées à l'école sont les plus profondes. C'est un échec cuisant que seule la complicité des rubriques spécialisées de la presse bien-pensante parvient à dissimuler en partie au grand public.

(...) Les premières déclarations et les premières décisions du nouveau ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, ont signifié clairement que la ligne Bourdieu-Meirieu était abandonnée au profit de la ligne Jules Ferry. Je m'en réjouis. Il était temps.

(...) Savez-vous pourquoi, en dépit de leurs vibrantes déclarations, les présidents de la République successifs depuis Georges Pompidou se sont désintéressés de l'École ? Parce que c'est un domaine où les résultats sont lents à se faire sentir et, par conséquent, d'un rendement électoral faible. Si Emmanuel Macron avait le courage de s'attaquer à cet immense chantier, mieux encore, de le poursuivre jusqu'à la fin de son quinquennat, je serais, au nom d'une certaine idée de la République et de l'enseignement, disposé à lui pardonner toutes les bêtises qu'il pourrait commettre ailleurs.

Historien et essayiste, Jacques Julliard est éditorialiste de l'hebdomadaire Marianne.

 
 
   
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