​Thomas Carlyle, philosophe écossais du XIXe siècle, a observé, « De tous les actes, n'est-il pas vrai que pour un homme celui de la repentance est le plus divin? » Le mot grec, « metanoia », souvent traduit comme « repentance » dans le Nouveau ...

 

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La valeur de la repentance

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​Thomas Carlyle,  philosophe écossais du XIXe siècle, a observé, « De tous les actes, n’est-il pas vrai que pour un homme celui de la repentance est le plus divin? » Le mot grec, « metanoia »,  souvent traduit comme « repentance » dans le Nouveau Testament,  suggère « un changement intérieur transformateur » (merriam-webster.com ). Pour moi,  cette définition retire la repentance d’un contexte étroit fait de regret ou de culpabilité, et implique un nouvel essor à partir d’une base bien meilleure.  

Il y a quelques années j’ai appris une grande leçon à propos de la repentance, quand, agissant par entêtement, j’ai endommagé notre voiture flambant neuve. Mon mari était certain que la voiture n’entrait pas dans le garage.  Mais en dépit de son avis, moi j’étais tout à fait certaine de pouvoir la faire entrer. Alors j’ai attendu qu’il parte au travail  et j’ai essayé—et au bout d’un moment j’ai embouti l’arrière de la voiture. Je me suis sentie affreusement mal.

L’obstination, y compris des actions impulsives, n’avait rien de nouveau pour moi. Depuis des années je tentais de faire cesser cette tendance chez moi. Je me sentais si bouleversée par cet incident que je suis tombée malade avec une forte fièvre. J’étais vraiment prête et désireuse d’être guérie de ce défaut de caractère une fois pour toutes.  Mais comment ?

En tant qu’élève de la Science Chrétienne, je connaissais ses articles de foi fondamentaux,  qui sont exposés dans Science et Santé avec la Clef des Ecritures par Mary Baker Eddy. L’un de ces articles de foi aborde le péché frontalement ; il  montre comment la compréhension spirituelle en détruit à la fois les méfaits et les effets de ceux-ci. La prémisse de cet article de foi est que tout mal est irréel—c’est-à-dire, n’a aucun fondement en Dieu, qui est entièrement bon et est Tout—et ainsi le mal n’a aucun vrai pouvoir sur la création de Dieu. En voici le début: « Nous reconnaissons que le pardon du péché par Dieu consiste dans la destruction du péché et la compréhension spirituelle qui chasse le mal comme irréel. (p 497) 

« Le péché » possède différentes significations pour différentes personnes.  Mon étude et pratique de la Science Chrétienne m’ont amenée à comprendre le péché comme étant toute action qui suggère que nous sommes séparés de la source de tout bien, de Dieu. Et je me sentais certainement séparée du bien, couchée dans le lit, fiévreuse, et me faisant du mauvais sang à cause de ce que j’avais fait !

Par le passé j’avais ressenti le regret, la culpabilité et la honte, et tandis que ces sentiments allaient s’estompant quelque peu, mon comportement obstiné ne changeait en rien. Cette fois-ci, j’ai prié pour une repentance plus entière—pour la transformation spirituelle qui aboutirait à une réforme. L’article de foi cité ci-dessus n’exonère pas aveuglément le péché et ses conséquences.  Voici sa conclusion : « Mais la croyance au péché est punie tant que dure la croyance. » Expurger le péché engage l’auto-examen—nous voir à travers un objectif spirituel, et, sur cette base, défier la croyance à une influence malsaine du mal dans nos vies. Ceci nous met à même de penser et de vivre selon un critère plus élevé.

J’ai pensé aux paroles de l’Apôtre Paul, « Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu » (Romains 8 :28).  J’ai raisonné que c’est à travers ma relation à Dieu comme enfant de Dieu—l’expression spirituelle de Sa bonté puissante et active—que je peux être bonne. Dieu est Tout, alors il n’y a rien qui puisse dégénérer ou attaquer Dieu. Par conséquent chacun d’entre nous,  en tant que reflet de la divinité, est en sécurité, pur, libre de tout défaut, capable d’exprimer la bonté de Dieu. Mrs Eddy décrit le bien comme « le Principe originel de l’homme » (Ecrits Divers 1883-1896 p.14) La source véritable de notre bonté est Dieu, le Principe universel du bien divin. A travers le pouvoir du Christ, la vraie idée de Dieu, nous pouvons découvrir le bien dont nous sommes tous capables.

J’ai prié avec ces idées durant environ deux heures cette nuit-là. Puis je me suis endormie. Au réveil, la fièvre m’avait quittée et j’étais bien. Quand mon mari  s’est réveillé, il a ressenti un grand changement aussi—le calme avait remplacé sa colère. La voiture a été réparée facilement, et nous avons trouvé un autre emplacement plus adapté. Et surtout, j’avais un sens renouvelé de ma capacité—mon droit divin—de faire cesser le comportement obstiné, impulsif. Et à partie de ce moment, ces tendances ont diminué notablement.

La nature de Dieu, le bien même, établit le bien comme étant  naturel.  Comprendre ce fait peut amener un changement de cœur qui nous lave complètement du péché et de ses résultats si souvent douloureux.  Cette repentance spirituelle vient de ce que nous identifions Dieu comme source de tout bien, et que nous reconnaissons ce bien comme l’essence permanente, fondamentale de nous tous. Voici qui nous aide à faire valoir ce qu’il y a de mieux en nous-mêmes et chez autrui.

Publié le 1 mai 2019 dans le Christian Science Monitor.

    
 

La gratitude guérit

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 Je partais en voyage d’affaires, et en m’installant dans mon siège à bord de l’avion,  j’ai entendu l’homme derrière moi déclarer à son voisin de siège, « Je suis tellement heureux que nous vivions ici.  J’adore notre maison.  J’adore nos voisins. » Je ne voulais pas être indiscrète, mais la sincérité de sa voix m’interpellait. Puis j’ai entendu, « Je suis reconnaissant pour nos amis et pour mon travail ici. Je suis reconnaissant que tu fasse partie de ma vie ! »

Ce vol remonte à un an, pourtant ses paroles me reviennent clairement en mémoire. Pourquoi ? Parce que sa liste de gratitude, qui venait du cœur, me faisait ressentir la gratitude, à moi aussi. J’ai contemplé tout le bien dans ma vie et tout autour, et une fatigue qui m’avait accompagnée jusqu’au vol s’est dissipée complètement, me permettant d’arriver  joyeuse et pleine d’énergie à ma destination.

Bien plus que la pensée positive, la gratitude peut être une puissante force spirituelle pour le bien, nous rendant réceptifs à la guérison. Une fois, je me suis trouvée dans une situation désespérée, et la clé du revirement fut la gratitude. J’étais malade depuis pas mal de temps et je  devenais très découragée. La liste de tout ce qui n’allait pas semblait s’allonger d’heure en heure, et j’en avais vraiment assez.

A la recherche d’inspiration, j’ai ouvert ma Bible  au livre de Habakuk, livre qui ne m’était pas très familier. En commençant à lire j’ai noté beaucoup de « malheur à ceci »  et « malheur à cela » et je pouvais certainement m’y identifier ! Mais en continuant ma lecture, j’ai été frappée par une soudaine correction à ce débit négatif : « L’Eternel est dans son saint temple. Que toute la terre fasse silence devant lui. «  (2 :20)

Pour moi, c’était comme un grand « Tais-toi ! » à propos de la liste de malheurs qui tournaient dans mes propres pensées. Dans l’Hymnaire de la Science Chrétienne version 1932, il y a une strophe que j’aime beaucoup : 

« La gratitude dans nos cœurs
Est un jardin béni,
Où croissent, en divines fleurs,
Les grâces de l’Esprit. »
(Ethel Wasgatt Dennis, N° 3 ©  CSBD)

J’ai considéré comment l’antidote à n’importe quel malheur pourrait se trouver dans le saint « temple » de la gratitude, de la reconnaissance de Dieu, le bien divin et abondant. Le bien qui vient de Dieu, qui ne connaît que la paix et l’harmonie, est plus puissant que tout mal, parce que le bien est illimité.  Ces idées ont provoqué un changement en moi.  Je me suis mise à demeurer plus consciemment dans ce temple de gratitude, à mesure que je considérais l’évidence du bien dans ma vie, et qui me venait de Dieu.

Ce faisant, j’ai appris qu’il est impossible d’être découragé et  en même temps vraiment reconnaissant . La gratitude authentique est une manifestation de la bonté de Dieu  reflétée en nous. Une telle gratitude n’est pas d’origine humaine. C’est un attribut divin, reflété en chacun de nous, en tant que création de Dieu. Cela signifie que personne ne peut être exclu du temple de la gratitude—tout le monde est en mesure de ressentir la gratitude, peu importent les circonstances humaines. 

Cela ne signifie pas qu’on oublie ou qu’on ignore  simplement ce qu’il y a de nuisible .  Au contraire, reconnaître la suprématie de Dieu, le bien, nous met à même de  surmonter les défis, en amplifiant la bonté de Dieu de manière tangible. A mesure que nous reconnaissons la présence du bien spirituel pour tous, la gratitude s’élargit dans nos consciences et déplace l’obscurité, le doute, et le découragement mentaux.

Dans mon cas, la gratitude a coupé court au découragement du « pauvre de moi » qui me distrayait, m’empêchant  de connaître, d’entendre, et de ressentir la présence de Dieu, ou du Christ guérisseur—le message d’amour pour chacun d’entre nous, exprimée si pleinement par Jésus. Et j’ai commencé à me rétablir rapidement. En fait, en très peu de temps, j’étais complètement bien.

Aux Etats-Unis, la journée d’Actions de Grâces se célèbre fin novembre, mais un esprit de gratitude est un état mental sain chaque jour de l’année. Voici en totalité le cantique mentionné ci-dessus ; il nous rappelle ce qu’est un cœur plein de gratitude, et ce qu’il fait pour tous :

La gratitude dans nos cœurs
Est un jardin béni,
Où croissent, en divines fleurs,
Les grâces de l’Esprit.
La gratitude dans nos cœurs
 Est une forteresse,
Où pour armure le Seigneur
Nous donne Sa  tendresse.
La gratitude dans nos cœurs
Est un temple immortel,
Où veillent, en bon serviteurs,
 Les anges éternels ;
O tendre Père-Mère, Dieu,
 Accorde à Tes enfants
Ce pur trésor, ce bien des cieux :
Un cœur reconnaissant.
 
Publié en anglais dans le Christian Science Monitor, 23 novembre, 2018 et le Christian Science Sentinel, 4 mars, 2019

    
 

Quand on laisse Dieu prendre la tête

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On peut, sans grand risque de se tromper, dire que généralement les gens désirent être heureux et réussir dans leurs activités. Alors, qu’il s’agisse de petites décisions au quotidien, ou de décisions importantes qui auront une grande influence sur nous, pourquoi est-ce ce serait bénéfique, au regard de notre bonheur et réussite, de chercher la direction divine et de laisser Dieu  prendre la tête et Le suivre ?

Christ Jésus enseignait que Dieu est bon. A travers l’étude de la Science Chrétienne j’ai appris que « bon » n’est pas uniquement la description de Dieu ; mais c’est l’essence, la nature et l’être de Dieu qui est le bien réel, tangible. Laisser Dieu prendre la tête signifie vraiment céder à ce bien—au divin Bien qui est Dieu. Nous tourner vers le Bien infini, illimité peut nous guider vers des possibilités bien meilleures que tout ce que l’esprit humain peut engendrer. Pourquoi ? Parce que, même armé des meilleures intentions, tout concept humain possède des limitations inhérentes.  Faire confiance à Dieu, le divin Bien ; écouter et suivre la direction de Dieu ; voilà ce qui peut contourner la crainte, le doute, l’inflexibilité ou la volonté personnelle qui mettraient en péril une idée qui, sans cela, serait bonne.

Ce n’est pas comme si Dieu attendait qu’on le lui demande avant de produire le bien pour nous. Le bien de Dieu est toujours présent—à tout moment accessible et disponible. Mais est-ce que nous voyons ou sentons toujours le bien ? Peut-être que non. Et pourtant il est là, déjà en place, qui nous attend. Parfois il nous faut passer de la crainte à la confiance—au lieu de nous focaliser d’une manière étroite et rigide sur une question, il nous faut plutôt céder aux possibilités infinies ou aux réponses qui sont là sous la main.

La direction de Dieu ne nous saute pas toujours aux yeux, bien que ce soit parfois le cas. Bien souvent on trouve la direction quand nous écoutons les pensées du bien qui nous viennent de Dieu—ce que l’enseignement de la Science Chrétienne qualifie de  messages-anges – et qu’il est possible de découvrir dans nos propres pensées. La fondatrice du Monitor, Mary Baker Eddy, a expliqué que c’est l’amour qu’ils créent dans nos cœurs qui nous permet de reconnaître les anges de Dieu ou pensées inspirées qui nous viennent. Elle a écrit, « Oh ! puissiez-vous sentir ce contact—ce n’est pas l’étreinte d’une main, ni la présence d’un être aimé ; c’est plus que cela : c’est une idée spirituelle qui éclaire votre sentier ! » (E.D. 306) C’est l’amour qui filtre et élimine toute intention personnelle, ou simplement la volonté humaine.

La Bible offre une prière simple pour qui cherche la direction : « Conduis-moi au rocher que ne je puis atteindre ! » (Psaumes 61) L’Amour divin qui est Dieu est un rocher vers lequel on peut se tourner, contre lequel on peut prendre appui, un fondement solide qui doit servir de base à l’action inspirée. L’Amour divin est l’unique Ego, et les enfants de Dieu reflètent ce divin Ego, l’Amour, comme l’image et la ressemblance de Dieu. (voir Genèse 1). L’Amour divin nous oblige à céder au bien illimité et à nous dégager de toutes les limites d’un esprit personnel, ou égo,  avec sa compréhension et ses représentations erronées de  qui nous sommes et de ce dont nous sommes capables en tant qu’enfants de Dieu.

Je ne peux parler à la place de tout le monde, mais chaque fois que je me suis sentie tiraillée par les désirs et souhaits d’un ego personnel, je ne me suis  sentie ni aimée, ni aimante. Sur le long terme, établir des projets humains et des objectifs personnels a rarement bien fonctionné pour moi, et du coup j’étais déçue quand les choses ne se déroulaient pas comme je le désirais. Non  pas que les anges n’étaient pas présents. Mais il m’était difficile de les entendre quand un ego personnel était en train d’élever la voix. C’était uniquement en me détournant de l’égo, et en me tournant vers Dieu afin d’écouter calmement la direction spirituelle, que j’ai trouvé le moyen d’aller de l’avant.

A une certaine époque, j’ai posé ma candidature pour un poste et l’on m’a refusée.  Je ne dirais pas que je n’écoutais pas les directions de Dieu. Au contraire. C’était un bon travail qui aurait été une bénédiction pour beaucoup. Postuler était une bonne idée, mais l’on m’a refusée. A l’époque je ne percevais pas à quel point il me restait encore à apprendre ce fait : il ne fallait pas pousser ma propre volonté plus vite ou plus loin que ne le voulait la direction de Dieu. Au cours des années suivantes, j’ai postulé encore et encore, et encore et encore la réponse était non. Chaque refus, quoique décevante, m’obligeait à apprécier le bien présent et à développer d’autres possibilités. J’ai appris que je pouvais m’épanouir où que je me trouve.

La dernière fois où j’ai postulé—au bout de quinze ans—j’ai demandé à Dieu si c’était même la peine que je le retente de nouveau. Et l’intuition était que si, je le devais. Mais en même temps que cette instruction est venue la réalisation que je devais également faire confiance à Dieu pour guider ceux dont c’était la responsabilité de décider si je devais être acceptée, ou non. Je n’y avais jamais pensé auparavant. Je m’étais toujours focalisée sur la direction de Dieu en ce qui me concernait moi, et ma volonté de la suivre. Mais mon rôle était simplement de postuler. D’autres étaient chargés de la décision ultime. Et soudain cela m’a suffi. J’ai éprouvé un élan d’amour pour tous ceux impliqués dans le processus de décision. Je leur ai fait confiance car j’avais confiance en Dieu pour les guider, de même que j’étais guidée, moi aussi. J’ai posé ma candidature et cette fois-ci j’ai été acceptée. Rétrospectivement, je vois à quel point les circonstances étaient différentes, à quel point j’étais mieux préparée, et aussi combien d’expériences enrichissantes j’aurais manquées si j’avais été acceptée lors de n’importe quelle autre de ces tentatives.

​La direction de Dieu est quelque chose de précieux à rechercher, et un trésor inestimable une fois trouvée. Le divin Bien est vraiment notre meilleur avocat. Dieu est Amour, et l’Amour divin exige ce qu’il y a de meilleur pour nous et aussi de nous. Laisser l’Amour nous conduire est essentiel à une vie bénie, et à une vie qui bénit. 

    
 

Des ténèbres à la lumière

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L’histoire bien aimée de Noël raconte qu’une étoile radieuse dansait de façon persistante  dans l’obscurité profonde de la nuit, afin de guider les rois mages vers le bébé Jésus.

Nous avons tous besoin d’une lumière qui nous guide quand nous nous trouvons dans les ténèbres, et la Science Chrétienne m’a montré que nous en avons une. La Science explique comment le fait de s’ouvrir à Dieu dans la prière nous ouvre à la divine lumière de la compréhension qui révèle ce que Dieu est, et ce qu’Il fait pour nous.  Cette lumière spirituelle, ou illumination divine est le Christ, ou la Vérité, qui guérit.

Un certain Noël, j’ai fait l’expérience de la puissance de guérison de cette étoile conductrice—de la lumière de Dieu, lumière d’amour pur qui conduit vers l’espérance et la guérison. C’était peu de temps après le décès de mon premier mari et le poids du chagrin et d’une profonde tristesse l’enveloppait. Mon avenir me paraissait morose et dénué de sens.

A l’approche de minuit, la veille de Noël, avec le désir le plus profond de mon cœur, je me suis ouverte à Dieu pour qu’Il m’indique comment aller de l’avant.  Ce faisant, j’ai ressenti l’impulsion de devenir complètement calme et silencieuse. Dans un silence intérieur total j’ai écouté, attendant la réponse. Et au cœur de  cette immobilité mentale, un déplacement s’est produit. Au lieu de plaider pour de l’aide, j’ai eu le sentiment d’être remplie de la lumière spirituelle de la Vérité divine.

La Science Chrétienne enseigne également que la Vérité, Dieu, est l’Entendement divin, l’unique vrai Entendement de chacun d’entre nous, création spirituelle de Dieu. Cet Entendement reflète dans sa création toute vraie pensée, et les pensées de Dieu ne comprennent  ni angoisse ni douleur.
Un personnage biblique, Jérémie, a entrevu quelque peu ce fait. La version de la Bible hébreu, la Torah, publiée en 1917 par la Société de Publication Juive,  cite Jérémie qui a écrit, « Car je connais les projets que j’ai formés sur vous, dit l’Eternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance. »

En contemplant ces idées dans ma prière, j’ai compris que l’Entendement, Dieu, ne se tracasse pas, ni ne craint pour moi, pas plus que pour aucun de Ses enfants.  Il sait et accorde déjà à chacun d’entre nous ce qu’il nous est nécessaire pour prospérer. En reconnaissant les «  projets de paix »     de Dieu à mon égard, j’ai aperçu un avenir de bien—de grandes possibilités d’une vie nouvelle pleine d’amour et d’opportunités renouvelées, parce qu’à tout moment Dieu exprime Sa bonté en Sa progéniture spirituelle. Je savais pouvoir faire confiance à Dieu pour me conduire vers l’avant, je me suis endormie paisiblement.

Dans un message de Noël qui fait partie des « Écrits Divers 1883-1896 », Mary Baker Eddy, découvreur de la Science Chrétienne et fondateur du Monitor, a écrit, « L’étoile qui contemplait tendrement la crèche de notre Seigneur prête à cette heure sa lumière resplendissante : la lumière de la Vérité qui réconforte l’homme, le guide et le bénit tandis qu’il cherche à atteindre l’idée naissante de la perfection divine se levant sur l’imperfection humaine—lumière qui calme les craintes de l’homme, porte ses fardeaux, le conduit à la Vérité et à l’Amour qui tendrement l’affranchissent du péché, de la maladie et de la mort. »

Les rayons resplendissants de l’Entendement divin, Dieu, sont à jamais avec nous, portant la bonne nouvelle que l’obscurité n’a aucun réel pouvoir de supplanter ou repousser la lumière divine de la bonté de Dieu. Que cette étoile-guide puisse illuminer votre chemin vers la paix et la guérison en cette saison de Noël.

Cet article est publié en anglais sur csmonitor.com le 7 décembre 2018 .

    
 

Sarah et Ismaël, une histoire d’amour

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​Au cours des siècles les belles-mères ont eu généralement mauvaise presse. Des contes de fées avec des enfants beaux et pauvres opposés à des parents méchants et vindicatifs, n’ont pas beaucoup aidé à briser le stéréotype négatif. Songez à Julia Roberts dans la version actualisée de  Blanche Neige . Bon, j’aime Julia et prendrai beaucoup de plaisir à la voir sur l’écran dans toute sa gloire vénéneuse. Mais si l’on me donnait à choisir lequel de ses films dépeint le mieux les réalités de la situation des beaux-parents, je voterais très probablement pour « Ma Meilleure Ennemie» (1998). Dans cette histoire, deux femmes, jouées par Susan Sarandon et Julia, sont aux prises avec leurs rôles respectifs de parent et  beau-parent. Toutes les deux apprennent des leçons pénibles,  parfois drôles, et à la fin découvrent que ce qui compte quand on est parent est un amour détaché de soi. 
                                          
Le rôle de beau-parent n’est pas facile.  En bien des instances, il y a beaucoup de « bagage » quand on est co-parent d’enfants du divorce, ou de ceux qui ont perdu, ou ont été séparés d’un parent.

Il serait utile de voir davantage d’exemples de l’amour qui peut guider un beau-parent  à travers des situations difficiles, afin qu’au bout du compte les enfants  grandissent  en se sentant complets et prêts à remplir leur mission individuelle . C’est là où la Bible peut être d’un grand secours.

Je sais que l’histoire de Sarah et Ismaël peut se lire comme celle d’une tension grandissante au fil des ans entre une femme et son beau-fils, c’est vrai. Mais à mon avis cette lecture est fondée sur certaines suppositions erronées.   J’aimerais proposer un autre angle parce que je crois qu’en dernière analyse, c’est une histoire d’amour.

En arrière-plan : Abraham et Sarah étaient mariés depuis longtemps et n’avaient pas d’enfants. Etant au courant de la promesse faite par Dieu à Abraham—qu’il serait le père d’une multitude de nations—Sarah  suggéra que sa servante, Agar, se substitue à elle et donne le jour à un enfant d’Abraham. Agar devint enceinte.

Avant la naissance du bébé, la Bible fait état de jalousies et de conflits qui se développaient entre ces deux  femmes qui seraient appelées à exercer une influence parentale auprès de l’enfant. Agar se moquait de l’infertilité de Sarah. Sarah abusait de sa position d’autorité sur Agar. Par la suite les choses se calmèrent entre elles quand les deux femmes reçurent des messages les assurant de la sollicitude de Dieu. Dieu  dit à Agar que sa famille deviendrait forte et grande.  Sarah reçut un message de Dieu, par le biais d’Abraham, lui disant qu’elle aussi serait mère. (Voir Genèse 16:4-10)

Puis, Agar mit au monde un fils, et l’appela Ismaël. L’arrivée de l’enfant peut être vue comme le produit de l’amour de Sarah pour Abraham et de sa confiance en le bien. Ismaël fut conçu et mis au monde dans cet amour.
 
La famille regroupée a continué ensemble. Puis, quatorze ans après Ismaël, le bébé Isaac  arriva, et comme cela se produit parfois quand une famille s’agrandit, la dynamique changea. Ismaël était en proie à des problèmes et ses parents de naissance n’en étaient pas conscients. Sarah était celle qui se rendit compte qu’il se moquait de son cadet.

Selon l’interprétation de certains spécialistes juifs, « moquerie » implique des actes de méchanceté et d’abus physique. Plus tard, Paul l’a interprétée comme une forme de persécution. (Voir Galates 4 : 29) En tout cas, Ismaël avant entre 15 et 18 ans et son petit frère faisait ses premiers pas. Son comportement était malsain.

Au sujet de la parentalité, Mary Baker Eddy a écrit, « Il faut que dans les affections humaines, le bien l’emporte sur le mal et le spirituel sur l’animal, sinon le bonheur ne sera jamais gagné. L’accession à cet état céleste améliorerait notre descendance, diminuerait le crime, et donnerait un but plus élevé à l’ambition. Toute vallée de péché doit être comblée et toute montagne d’égoïsme abaissée, afin que le chemin de notre Dieu soit préparé dans la Science. (Science et Santé p. 61)
 
Sarah  capta le fait que l’ado avait besoin d’aide et vite. Etre élevé dans le même camp que son petit frère ne faisait pas ressortir le meilleur en Ismaël. Alors Sarah  mit en avant la nécessité d’un grand changement. Elle insista pour qu’Abraham force Agar et son fils à s’éloigner du camp familial et à se débrouiller.  J’imagine combien cela fut une décision difficile. Ils partageaient une longue histoire, et elle savait combien son mari aimait son fils aîné.

Sans aucun doute, c’est là que Sarah reçoit le nom « marâtre » de la part de certains lecteurs. Pendant des siècles des artistes ont dépeint Sarah, tournant le dos à son beau-fils. Mais la suite des événements devait démontrer le contraire.

 Abraham eut énormément de chagrin à laisser partir son fils aîné. Mais quand il  pria, Dieu lui dit que Sarah avait raison. Elle avait perçu la meilleure solution pour Ismaël—le besoin d’une redirection radicale de son expérience afin d’assurer qu’en grandissant il serait fort et prêt à être père d’une nation. Il se peut qu’Ismaël n’ait jamais reconnu le fait, mais l’aperçu pénétrant de sa belle-mère était essentiel à son progrès.

Abraham obéit à l’ordre de Dieu ; et pendant les premiers jours loin du camp, Agar et Ismaël eurent une expérience avec Dieu qui devait changer leur vie et définir leur objectif, et qui allait les établir tous les deux, mère et fils, sur un solide terrain spirituel.

Seul l’amour—un pur amour maternel—avait pu percevoir le besoin et prendre courageusement parti pour le progrès d’Ismaël.

Toutes les décisions qui incombent aux beaux-parents ne sont pas si ravageuses. Mais quand elles le sont, le succès d’une décision éducative difficile est déterminé par le désintéressement de l’amour du parent, ou beau-parent, et l’humble désir de développer le meilleur dans, et pour, l’enfant.

Sarah aimait son beau-fils. Et cet amour a ouvert la voie pour qu’il aille de l’avant pour trouver et accomplir sa mission unique.