Être avec l’autre n’est pas une chose aisée. L’empathie ne vient pas naturellement. Elle s’apprend, se cultive et s’entretient. Lorsque nous faisons le choix de privilégier la relation plutôt que la pulsion, de rester attentifs aux besoins ...
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Le blog de François Maurin"Le blog de François Maurin" - 5 new articles

  1. Au coeur de la relation...
  2. Do, do, do...
  3. Docteur Freeze !
  4. Le talent se construit, la preuve par trois... filles !
  5. AI and I
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Au coeur de la relation...

Être avec l’autre n’est pas une chose aisée.

L’empathie ne vient pas naturellement. Elle s’apprend, se cultive et s’entretient.

Lorsque nous faisons le choix de privilégier la relation plutôt que la pulsion, de rester attentifs aux besoins d’autrui plutôt qu’à notre confort immédiat, nous créons les conditions de l’harmonie.

Mais, nous sommes bien plus souvent aspirés vers l’inverse.

La colère, la rancune, l’orgueil ou la peur nous entraînent rapidement dans le conflit et son lot de frustration, d’incompréhension et de tristesse.

Reconnaître qu’il est difficile de se mettre réellement à la place de son voisin est peut-être un premier pas essentiel.

Nous pouvons observer davantage ou écouter un peu mieux, prendre conscience que le même environnement ou les mêmes mots, voire les mêmes silences, ne sont pas vécus de la même manière par chacun.

Peut-être qu’au fond, devenir plus humain commence là.


   
   

Do, do, do...

À moins d’agir, il ne s’agit que de rêves, de vœux pieux, de croyances.

C'est là l’un des pièges les plus subtils du développement personnel.
On apprend. Souvent, il s'agit de concepts pertinents, voire brillants. On ressent même cette petite montée intérieure, une forme d’épiphanie tranquille. On comprend.

Et puis… rien.

Rien, parce que sans passage à l’acte, sans incarnation, sans répétition, rien ne bouge vraiment. Un être humain ne change pas parce qu’il a compris. Il change parce qu’il a fait, suffisamment longtemps pour que le corps prenne le relais de la tête.

C’est d’ailleurs sur cette faille que prospère une partie de l’écosystème en ligne. Non pas par malveillance systématique, mais parce que comprendre donne une illusion de progrès. On consomme, on enchaîne, on accumule… et l’on remplace une idée par une autre, puis une autre encore.

Jamais nous n’avons été aussi informés de ce qu’il faudrait faire pour aller mieux. Rarement avons-nous aussi été à ce point immobiles face à toute cette masse d’informations.

Alors simplifions.
Face à une prise de conscience, votre seule mission est la suivante : la traduire en action.

Pas en intention. En action.

“Je devrais être plus présent avec mes enfants” est une croyance totalement inefficace. Ce savoir ne vous empêchera pas de consulter votre téléphone toute la soirée.
En revanche, “Ce soir, de 18 h à 20 h, mon téléphone reste dans un tiroir, dans le bureau”, change la donne.
Là, vous êtes engagé.
Le lendemain, vous bouclez. Deux minutes suffisent : qu’est-ce qui a fonctionné ? Qu’est-ce qui mérite d’être ajusté ? Puis vous recommencez.
C’est dans cette boucle simple : comprendre, faire, ajuster, que le changement s’installe.

Chez Najberg Milne, c’est exactement le principe qui structure notre formation “Captiver et Convaincre”. Chaque prise de conscience est immédiatement mise en pratique, puis répétée. 

La tête éclaire, le corps intègre.

C'est cette alliance qui, avec le temps, transforme vraiment les comportements.

Le reste n’est qu’une forme élégante de distraction.

   
   

Docteur Freeze !

J'en ai souvent parlé sur ce blog : la réaction fight or flight ou Combat / Fuite en situation de stress...

Cette réaction est celle dans laquelle nous tombons lorsque nous prenons la parole en public. Si vous l'apprenez aujourd'hui, sachez que pour des raisons de psychologie évolutive, la prise de parole est interprétée par notre cerveau comme une situation dangereuse. Nous prenons le risque d'être exclus du collectif (humiliation) et cette interprétation conduit au déclenchement d'un réflexe de survie, le même que celui que nous déclencherions dans un métro face à une terroriste…

Ça, c'est ce que nous croyions au début du siècle, avec les travaux de Walter Cannon...

Mais, les choses ont un peu changé, et je voudrais affiner ce concept avec vous aujourd'hui !

Stephen Porges et sa théorie polyvagale sont venus depuis 1994 compléter ce modèle.

Ce que nous dit Porges, c'est que les deux premières réactions restent vraies, mais qu'il s'en ajoute une troisième qu'il appèle "freeze". Le "freeze" n'est pas un corollaire de la fuite, il ne s'agit pas de faire l'autruche, il s'agit d'une réaction du système nerveux qui s'apparente à une forme de "shutdown" partiel. Le système nerveux se gèle pour limiter le risque et pour analyser la situation du mieux qu'il le peut. 

Ce que cela donne lorsque vous prenez la parole et que vous reconnaîtrez peut-être : des trous de mémoire, des sensations de vide mental, la respiration qui se coupe ou se bloque et enfin l'impossibilité d'enchaîner. 

Bien sûr, cette réaction est elle aussi issue du système nerveux autonome. Il n'est pas possible de la raisonner ou de la conscientiser. 

Pour la contrer ou la minimiser, ce que vous proposais auparavant reste pertinent : respirer et préparer !

   
   

Le talent se construit, la preuve par trois... filles !

La question du talent divise encore aujourd'hui. Mais elle divisait tout autant dans les années soixante, avec cette différence que certains étaient prêts à en faire une démonstration radicale, là où nous nous contenterions d'en débattre prudemment.

László Polgár était de ceux-là. Psychologue hongrois, convaincu que le génie n'est pas une loterie génétique mais le produit d'une éducation intensive et précoce, il voulait en apporter la preuve. Il lui fallait un domaine mesurable, quantifiable, avec des classements incontestables. Il choisit les échecs. Il lui fallait aussi des sujets d'expérience. Il décida que ce seraient ses propres enfants. Problème : il n'en avait pas encore !

Ce qui suit tient du roman. Polgár rédige plusieurs lettres à des femmes qu'il ne connaît pas, leur exposant son projet éducatif avec une franchise déconcertante. Une institutrice ukrainienne, Klara, lui répond, par hasard homonyme de son futur mari. Ils s'écrivent, se rencontrent, se plaisent. Ils se marient et ont deux filles. Puis une troisième.

Seul obstacle : les échecs sont, à cette époque, un univers quasi exclusivement masculin. László ne s'en émeut pas. Il applique sa méthode. Susan, Sofia, et Judit grandissent avec des pièces d'échecs comme d'autres enfants ont des jouets. Elles jouent des milliers de parties, analysent, recommencent.

Le résultat ? Susan devient grande maîtresse internationale. Sofia, maîtresse internationale. Judit, la cadette, atteint le titre de grande maîtresse à quinze ans et sept mois, battant le record de Bobby Fischer, et finira par figurer parmi les dix meilleurs joueurs du monde, hommes confondus.

Le talent n'était pas donné. Il a été construit, pièce par pièce, année après année, par une famille qui avait décidé de prendre cette question très au sérieux.

Et vous : quel potentiel dormant pourriez-vous commencer à révéler dès demain ?

   
   

AI and I

Je parle beaucoup, dans mon travail sur la relation à l'IA, de présence et de puissance. Mon hypothèse est simple : l'humain fait ce que l'humain fait de mieux — créer — et l'IA lui donne une puissance qu'il n'aurait jamais eue seul. Un modèle gagnant, selon moi. Pas une réponse à tous les défis que l'IA va poser à notre civilisation, mais au moins un contrepoint aux discours doom and gloom ambiants : un peu d'espoir en l'humain, qui franchement ne fait pas grand-chose pour le mériter en ce moment.

Aujourd'hui, j'ai eu envie de joindre le geste à la parole.

Depuis quelques jours, alors que je travaille sur la sortie de mon premier album après celle de mon premier EP, j'ai eu l'idée de sortir un album intitulé IA and I.

Le principe : je reste auteur, compositeur, interprète. Je fais ce que je sais faire. J'invoque ensuite la puissance de l'IA pour l'orchestration et tout ce que je ne maîtrise pas, et pour lesquels j'aurais autrefois eu besoin d'un directeur artistique et d'un producteur.

Il restait un problème de taille : l'IA ne savait pas modéliser ma voix. L'album pouvait exister, mais sans moi, ce qui me semblait vider le projet de son sens.

Depuis quelques jours, Suno v5.5 permet de cloner les voix.

Je vous soumets donc deux versions. 

La maquette d'abord : ma composition brute, ma voix, rien d'autre, auteur, compositeur, interprète. 

Maquette

Puis la version Suno v5.5.

Suno v5.5

Qu'en pensez-vous ?

Je ne vous demande pas de juger de la qualité de la chanson, vous l'avez compris... C'est une maquette jetée sur mon téléphone en quelques minutes !

Ma question : pensez-vous que la créativité humaine pourrait, ou devrait, s'arrêter là ? 

Pour vous, est-ce toujours de la création ?

J'ai vraiment hâte de vous lire. 

Dans un ou deux ans, les aptitudes de l'IA à orchestrer ce genre de maquette devraient avoir atteint un niveau tel qu'il sera difficile de différencier ce que la machine peut produire de la production d'un studio d'enregistrement professionnel. 

Cela peut soit nous angoisser, soit nous libérer...


   
   

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