Humain = présence. IA = puissance. L’humain est là. Ici. Maintenant. Il ressent, il perçoit, il doute. Il sent quand quelque chose sonne juste ou faux. Cette présence n’est ni mesurable, ni duplicable, ni accélérable. Elle ne se calcule pas. ...
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Le blog de François Maurin"Le blog de François Maurin" - 5 new articles

  1. Humain et IA
  2. La vie est un processus de transformation
  3. Pourquoi j’écris ici...
  4. Votre communication : un produit de luxe ?
  5. L'homme est fait pour courir : après la vérité !
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Humain et IA

Humain = présence.
IA = puissance.

L’humain est là. Ici. Maintenant. Il ressent, il perçoit, il doute. Il sent quand quelque chose sonne juste ou faux. Cette présence n’est ni mesurable, ni duplicable, ni accélérable. Elle ne se calcule pas. Elle se vit.

L’IA, elle, n’est pas présente. Elle est puissante. Elle va vite, très vite. Elle explore, combine, structure, déploie. Elle donne de l’ampleur, de la portée, de la forme. Elle amplifie ce qui existe déjà.

Le problème commence quand on demande à la puissance de remplacer la présence.
L’efficacité augmente, mais la justesse disparaît.

La bonne pratique est simple : ne jamais utiliser l’IA sans présence préalable.
Commencer par sentir. Clarifier ce qui est là, même confusément. Puis seulement demander à l’IA d’amplifier, d’explorer, de mettre en forme.

La relation devient alors féconde.
L’humain reste source.
L’IA devient amplificateur.

La présence donne le sens.  La puissance lui donne des ailes. 
   
   

La vie est un processus de transformation


La vie n’a qu’un seul mouvement véritable : transformer.
Pas nous améliorer, pas devenir quelqu’un d’autre… mais libérer ce que nous sommes déjà, profondément, silencieusement.

Tout le reste — nos réussites, nos occupations, nos projets, nos inquiétudes — n’est qu’un décor.
Un jeu.
Une distraction.
Une façon élégante de passer le temps pendant que l’âme, elle, attend qu’on la laisse respirer.

Au fond, ce que nous cherchons tous est toujours la même chose :
la liberté intérieure.
La sensation d’être enfin en accord avec ce que nous portons depuis toujours.

Et pourtant…
la plupart d’entre nous s’acharnent à coller des ailes sur leur propre chenille.
À bricoler des améliorations, à optimiser, à masquer, à polir.

Alors que le chemin n’a jamais été là.
La vraie métamorphose ne se bricole pas : elle se traverse.

C’est un renoncement avant d’être une construction.
Une mue.
Un passage étroit où quelque chose en nous accepte de mourir pour que quelque chose d’autre puisse enfin apparaître.

Ce n’est pas confortable.
Ce n’est pas joli.

Mais c’est la seule voie qui mène à la liberté de l’âme.


   
   

Pourquoi j’écris ici...

Si je tiens ce blog, ce n’est pas pour produire du contenu ni pour livrer des vérités prêtes à l’emploi. J’écris ici parce que l’écriture est devenue pour moi un outil de clarté. Presque une hygiène intérieure.

La plupart du temps, notre esprit fonctionne en mode approximation. Il saute d’une pensée à l’autre, d’une émotion à l’autre. Il anticipe, il rejoue, il s’agite. Il est brillant parfois, mais rarement clair. Écrire est mon antidote à ce brouhaha. Ça m’oblige à ralentir, à choisir mes mots, à regarder ce que je pense vraiment — pas seulement ce que je crois penser. Très souvent, je ne sais pas ce que je pense avant de l’avoir écrit. Ce blog est né de ce besoin-là : faire émerger ce qui était confus.

Écrire, pour moi, ce n’est pas chercher à être brillant. C’est chercher à être juste. Mettre de l’ordre sans figer. Donner de la structure sans enfermer. Accepter aussi de voir apparaître mes contradictions, mes angles morts, mes croyances implicites. Ce n’est pas toujours confortable, mais c’est toujours vivant. L’écriture agit comme un révélateur : ce qui était flou devient visible, ce qui agissait en silence prend forme, et ça change déjà beaucoup de choses.

Si vous lisez ces lignes, peut-être que cela vous donnera envie de créer, vous aussi, un espace similaire. Pas nécessairement un blog. Une page blanche, un carnet, un fichier ouvert. Écrire vite, écrire mal, écrire vrai. Puis vous demander, sans vous juger : pourquoi est-ce que je pense ça ? pourquoi est-ce que je ressens ça ? pourquoi est-ce que cela me touche autant ? On découvre parfois que ce qu’on croyait solide ne l’est pas tant, et que ce qu’on fuyait était peut-être un appel mal entendu.

Ce blog n’est pas un lieu d’aboutissement. C’est un laboratoire. Un espace de mise à jour intérieure. Si certains textes vous parlent, tant mieux. S’ils vous dérangent, c’est encore mieux. S’ils vous invitent à écrire à votre tour, alors le cercle est complet. Parce qu’au fond, écrire n’est pas une affaire d’auteur. C’est surtout une affaire de présence à soi.

   
   

Votre communication : un produit de luxe ?

Depuis quelques années, quelque chose a basculé dans notre rapport au luxe, sans bruit mais sans retour en arrière : le prix des biens de luxe stagne, tandis que celui des expériences explose. Montres, sacs, objets statutaires continuent d’exister, mais leur pouvoir symbolique s’est affaibli, là où assister à une finale de Roland-Garros dans de bonnes conditions ou vivre un événement rare devient de plus en plus cher. 

Ce déplacement dit beaucoup de notre époque. Les objets sont visibles partout, copiables, reproductibles, intégrés aux codes sociaux ; ils rassurent mais ne distinguent plus vraiment. L’expérience, elle, ne se possède pas, ne se stocke pas, ne s’exhibe qu’imparfaitement : elle se vit, engage la présence, mobilise l’émotion, et laisse une trace durable sous forme de souvenir. Dans un monde saturé de biens mais pauvre en attention, ce que nous cherchons n’est plus tant à avoir qu’à ressentir quelque chose de juste, d’intense, de singulier.

L’expérience est devenue un marqueur identitaire plus fort que l’objet, parce qu’elle dit quelque chose de nous, de ce que nous choisissons de vivre et de ce qui nous transforme. Cette bascule dépasse largement le luxe : elle touche la communication, le travail, les carrières. On ne choisit plus quelqu’un seulement pour ce qu’il sait ou ce qu’il propose, mais pour ce que l’on vit en sa présence. La valeur n’est plus dans la fonction ni dans l’accumulation, mais dans l’effet produit, dans l’empreinte laissée, dans la qualité du moment partagé. 

Le luxe, aujourd’hui, n’est plus une chose que l’on montre, mais une expérience que l’on traverse.


   
   

L'homme est fait pour courir : après la vérité !

J’ai écrit deux billets qui semblaient s’opposer.
Dans l’un, l’homme est fait pour courir.
Dans l’autre, l’homme n’est pas fait pour courir.

La demande m'a été formulée de savoir pourquoi exprimer deux opinions qui paraissent se contredire l'une l'autre à juste quelques jours d'intervalle !

Le sujet ne se cache pas dans la course, mais dans notre façon de regarder le monde.

Nous ne voyons pas la réalité telle qu’elle est.
Nous la voyons telle que nous sommes.
Ou plus exactement : telle que nous croyons qu’elle est.

La raison de ces deux billets tient en ces mots : biais de confirmation.

Nous cherchons, lisons, écoutons, sélectionnons tout ce qui vient confirmer ce que nous croyons déjà.
Un coureur verra des études sur les bienfaits de la course.
Un anti-course verra des genoux détruits et des lombaires usées.
Les deux auront raison.
Et les deux auront tort.

Non pas parce que les faits sont faux, mais parce qu’ils sont partiels.
Et surtout interprétés.

Ce biais est profondément humain.
Il rassure. Il stabilise. Il donne l’illusion d’un monde cohérent dans lequel j’ai raison et l’autre se trompe
L'illusion d'un monde dans lequel il n'y aurait qu'une réalité. "Ma réalité". 

Le problème commence quand vouloir avoir raison devient l’objectif. Quand vouloir convaincre l'autre que "Ma réalité" devrait aussi être la sienne. 

À partir de là, le dialogue n’est plus une rencontre, mais une tentative de colonisation.
Chacun ne parle plus pour comprendre, mais pour convaincre. Qui porte le mot "vaincre" et sous-entend la nécessité d'un vaincu. D'un con-vaincu. Ce qui ne plaira à personne !
Chacun défend sa carte du monde comme si c’était le territoire.

Or vouloir convaincre l’autre de ses croyances n’a, au fond, aucun sens.

Ce n’est pas possible, parce que les croyances ne sont pas des raisonnements : elles sont des constructions identitaires. Les attaquer, c’est attaquer la personne.

Ce n’est pas souhaitable, parce que la diversité des regards est précisément ce qui rend le monde habitable, riche, vivant.

Et ce n’est même pas intelligent, parce que l’énergie dépensée à avoir raison est presque toujours inversement proportionnelle à la qualité de la relation
Cette qualité de la relation qui devrait toujours être la préoccupation majeure de tout individu qui s'engage en conversation. Alors que ce n'est hélas que trop rarement le cas.

La vraie question n’est donc pas :
« Qui a raison ? »

Mais plutôt :
« Depuis quel endroit regardes-tu le monde ? »
« Qu’est-ce que cette croyance te permet de tenir, de protéger, de justifier ? »
« Et qu’est-ce que la mienne m’empêche peut-être de voir ? »

À cet endroit-là, quelque chose change.
Il n'est plus question de gagner, mais de comprendre. De prendre soin de ce qui constitue la réalité de l'autre. Ce faisant, de venir enrichir ma réalité perçue de tout un monde nouveau : la réalité perçue de l'autre. Cela sans rien perdre. Juste gagner tout un Monde nouveau.

Et parfois - souvent même - on découvre que deux visions opposées peuvent être vraies en même temps.
Non pas universellement.
Mais contextuellement.
Humainement.
Faire que "Ma réalité" et "Ta réalité", à un endroit donné, deviennent "Notre réalité". 

L’homme est fait pour courir.
L’homme n’est pas fait pour courir.

Les deux phrases disent moins quelque chose du corps humain que de celui qui les prononce.

Et c’est peut-être là, finalement, le vrai terrain d’exploration.

   
   

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